Le lundi 29 novembre 2011, deux article...
SICLI qui s’y colle ?
En juin 2011, le Conseil d’Etat approuvait pour un montant de 7 millions de francs l'acte de vente du bâtiment de l’entreprise SICLI Matériel Incendie SA, situé au 45 route des Acacias. Le droit de superficie accordée à l’entreprise prendra fin le 31 décembre 2011 et l’Etat aura alors en charge la transformation de ce bâtiment industriel figurant au patrimoine architectural du XXe siècle.
D'une superficie de 3789m2, la parcelle accueille un immeuble de 1519 m2 ainsi qu'un parking de 259 m2. Selon le communiqué de presse du Conseil d’Etat (30 juin 2011), « ce bâtiment comprendra des espaces publics à vocation culturelle. Il est notamment prévu d'y installer un café, des bureaux, un espace transformable pour des conférences, évènements, expositions ainsi que des ateliers d'artistes et une salle dédiée aux activités nocturnes. »
Très bien, mais c’est qui qui s’y colle ? Situé sur un espace stratégique du projet PAV, le bâtiment suscite de nombreuses convoitises, comme l’illustrent les nombreuses rumeurs qui ont circulé depuis le mois de juillet au sujet de son affectation future. En témoigne l’article paru le 29 décembre 2011 qui annonce, au conditionnel, un lieu d’exposition du design et de l’architecture au rez-de-chaussée, et l’implantation d’activités nocturnes au sous-sol. Le MàD pourrait s’y établir, le festival de danse et de musique Antigel devrait s’y dérouler en février…
Et quid du Théâtre de la Parfumerie ? De l’UECA ? Et surtout, d’un véritable projet culturel sur l’ensemble du PAV ? Car à force d’user de beaux discours sur la nécessité de prendre en compte la diversité des acteurs culturels et de leurs activités (« J'aimerais plus de vie nocturne ! » tel est l’un des mantras du dernier blockbuster du DCTI), l’Etat suscite de nombreuses convoitises en mettant dos-à-dos les associations culturelles pour quelques miettes de territoire. L’ARV a suivi le dossier SICLI, mais a renoncé à s’y impliquer, faute d’une vision globale et partagée de l’aménagement culturel du PAV. Une vision qui reste à construire et à laquelle l’ARV tient plus que jamais. Bref, un projet qui ne doit pas s’enflammer, car il n’y aura alors plus d’extincteurs SICLI sur le site pour couvrir le feu…

